mardi 3 novembre 2009
jeudi 13 août 2009
mercredi 30 janvier 2008
Le jouet - janvier 2008
En effet, qui d'autre que lui-même est mis en scène lorsqu'un enfant joue avec des figurines ou à la poupée ? Il s'agit, certes, entre autres, de développer un imaginaire (d'inventer une histoire), de copier l'univers adulte (recréer des mises en scène de la vie quotidienne), mais il s'agira aussi (et surtout) de se donner un rôle (le jouet ayant le rôle d'un miroir, dans ce cas-là, pour l'enfant) et d'avoir un rôle vis-à-vis d'autrui (incarné par d'autres figurines), ébauchant ainsi une micro-société.
De la même manière qu'un enfant, et, me servant littéralement de l'intérêt que peut avoir la poupée ou encore le pantin dans la construction de la personnalité de l'enfant (ou plutôt dans la construction d'une représentation de lui-même), j'ai constitué une série de pantin en cartons à mon image.
Usant, tout comme l'industrie du jouet le ferait pour ces figurines en plastique, du procédé de moulage ou d'un quelconque procédé de reproduction (par l'utilisation d'un patron dans le cas présent), la forme originale de mon corps dessinée, puis découpée dans du carton devient le modèle d'une série de bustes, cuisses, jambes ou bras permettant de reconstituer un seul et même pantin en X exemplaires.
Obtenant ainsi la silhouette d'un corps (ou de fragments de corps), c'est-à-dire une forme pleine, le dessin de mon corps, pièce unique, devient alors la forme d'un corps dans lequel chacun peut s'identifier ou, à défaut, reconnaître un proche.
En isolant une des parties de ce pantin, le buste (partie contenant le visage, permettant de définir l'identité d'une personne), cette mise en relation de l'unique et du multiple est ainsi accentuée...
D'un point de vue plastique, jouant sur ce rapport d'être et de représentation mentale ou physique de l'être, les plans tentent de se mettre en volume et le patron devient un volume, se repliant sur lui-même, jouant avec sa matière (des cartons de récupération) et les qualités intrinsèques de celle-ci (les plis du carton, le gauffrage du carton...).
vendredi 13 avril 2007
Chair, mars 2007
Un constat froid, impudique de la nudité révélant une tentative d'objectivation du corps.
Ce dernier est utilisé comme matériau, comme accroche de lumière, comme matière première.
Pétri, pétri sur lui-même, dans une introspection en lui-même, se retournant contre lui-même.
Chair cadavérique, objet ayant été et retrouvant son sens par des représentations de l'artiste.
Des pistes sont proposées, différents points de vue exprimés.
La matière se joue d'elle-même.
Le spectateur est mis à contribution : reculant, avançant, rôdant autour de l'oeuvre, la touchant, l'expérimentant, se l'appropriant, ... , ayant lui-même l'expérience de son propre corps et de sa finitude.
Simplement une expérience partagée et vécue.
Une expérience du temps.
Une réflexion sur l'être sentie à travers le prisme du feu, du geste.